LYRICS

LYRICS

CHANTONS SUR LES RESTES

Il faudra que nous grimpions les mouchoirs à la main
L’odeur de la pisse  et du béton clinquant
Il ne restera rien.
Il faudra

Il faudra que nous montions les flambeaux à la main
La blancheur de la craie et de l’acier brûlant
Il ne restera rien.
Il faudra

Il faudra que nous lancions des bâtons pour les chiens
Des grilles et des piquets
Il ne restera rien.

Il faudra que nous grimpions les mouchoirs à la main
L’odeur de la pisse  et du béton clinquant
Il ne restera rien.
Il faudra

Il faudra que nous gravions tous les noms aux burins
Des briques et des parpaings
Il ne restera rien.
Il faudra

Il faudra
Que nous montions jusqu’à la noirceur des cimes
La couleur du pavé et de la ligne d’horizon
Il ne restera rien.
Ill faudra que nous dansions,
que nous chantions sur les restes.

Non ce n’est rien
Nous marcherons jusqu’à demain.
Non ce n’est rien
Détendu et serein.

LA RHETORIQUE 1

La rhétorique du semblant, on charge des mulets d’obus et de viandes,
D’épaisses tranches que les ministres ont, de concert, préparés.

Oh, chevaux irakiens de l’apocalypse, mystiques soufis,
On vous a promis la paix, de l’eau et de la viande, mais l’humanité nous lie.

Oh, perdu dans les chantiers d’autoroute qui traversent nos âmes,
On déterre les buses comme des ombres,
Les morts et les vivants à la même place.

Lorsque le «je» génère de l’effet de serre et que les centrales crachent du charbon
On met en marche les ombres les morts qui nous traversent

Tant que je vous salue, Marie pleine de grâce.
Tant que je vous salue, Marie pleine de grâce.
Lorsque les roches tombent du ciel et que les rocs s’égrènent un à un.
Lorsque les roches tombent du ciel et que les rocs s’égrènent un à un.
Tant que je vous salue, Marie pleine de grâce.
Tant que je vous salue, Marie pleine de grâce.

SANG SANS

Sang sans cesse répété
Non ce n’est pas assez
Sang sans cesse répété
De grandes fleurs autour des poignets

Sang sans cesse répété
Non ce n’est pas assez
Sang sans cesse répété
De grandes fleurs autour des poignets
Sang sans cesse répété
Non ce n’est pas assez
Sang sans cesse répété
De grandes fleurs autour des poignets
Sang sans cesse répété
Non ce n’est pas assez…..

Tu te sers de ta langue comme on se sert d’une arme
Le canon de tes mots sur le bord de nos tempes
Tu plantes ton verbe pour asseoir les esprits
Politicien que la plaie reste ouverte
Tu te joues de la gâchette des sens comme on plante les pieux,
Et ramène vers toi les vérités froides
Les règles du jeu
Tromper regarder et vendre,
des phrases écrites qui transforment l’avenir de nos chairs marchandes
Tromper regarder et vendre
des phrases écrites qui transforment l’avenir de nos chairs marchandes.

Sang sans cesse répété….
Sang sans cesse répété
Non ce n’est pas assez
Sang sans cesse répété
De grandes fleurs autour des poignets

Sang sans cesse répété
Non ce n’est pas assez
Sang sans cesse répété
De grandes fleurs autour des poignets

LES COLONIES

Je déroule mon temps
sur les sols pavés que dévorent les rats,
un verre à moitié plein
Dieu seul sait d’où me viennent ces idées que je bois.

Et puis si les prises avec le cigare cubain nous enfument,
on ne reniera pas le désir,
et même si les mégots jetés reviennent avec l’écume
les affamés rugissent pour finir.

Je déroule mon temps
sur les sols pavés que dévorent les rats,
un verre à moitié plein
Dieu seul sait d’où me viennent ces idées.